@ Dorian Rollin
Implanté au cœur du site industriel alsacien d’Endress+Hauser France, à Cernay, le nouveau siège social baptisé Nexus entend réconcilier les différents visages de l’entreprise. Imaginé par Oslo architectes, le bâtiment mise sur la diversité des usages, les rencontres informelles et une relation étroite avec son environnement. Le tout dans un écrin largement tourné vers le paysage.

Installée en Alsace depuis 1962, Endress+Hauser France est une entreprise internationale spécialisée dans les solutions de mesure et d’automatisation des procédés industriels. Elle franchit aujourd’hui une nouvelle étape l avec Nexus, son nouveau siège social. Mais ici, pas question de simplement déplacer des bureaux dans un bâtiment flambant neuf. Le projet porte une ambition plus large : transformer le siège en un véritable lieu de vie, capable de rapprocher les équipes et de redonner au bureau une valeur d’usage.

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Le choix de l’implantation est déjà un signal fort. Les bureaux ont pris place directement au cœur du site de production de Cernay, là où cohabitent les activités industrielles et commerciales. « Avec Nexus, nous avons voulu redonner au bureau ce qu’il a de plus précieux : la capacité de faire se rencontrer les gens, de créer du lien entre ceux qui conçoivent, ceux qui produisent et ceux qui vendent », explique Philippe Genevé directeur service, membre du comité de directeur et responsable du projet. Avant de résumer l'ambition en une formule : « Ce bâtiment n’est pas un siège social, c’est un lieu de vie commun. »

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Un bâtiment autour d’un cœur actif

Pour concrétiser cette volonté, Oslo architectes a imaginé une architecture organisée autour d’un principe simple : un cœur commun et actif, capable de faire circuler les personnes autant que les usages. En double hauteur, le socle du bâtiment rassemble ainsi les fonctions partagées : accueil, showroom, auditorium de 140 places, espaces de formation, workcafé, salles de réunion, espaces dédiés à l’innovation ou encore salle de sport.

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Au centre, l’agora joue les premiers rôles. Véritable carrefour du projet, elle articule les différents flux et devient un lieu privilégié pour les rencontres spontanées. On y passe, on s’y retrouve, on y travaille parfois. L’idée est justement de ne pas enfermer chaque fonction dans un espace dédié, mais de multiplier les occasions de se croiser. « Nous avons pensé Nexus comme un bâtiment de liens, de relations : relation entre les métiers, entre les usages, entre le site industriel et son paysage. L’architecture repose sur une organisation très lisible, autour d’un cœur actif qui rassemble les fonctions partagées et favorise les échanges au quotidien », raconte Josselin Lutz, architecte fondateur et associé d’Oslo architectes.

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À l’étage, les espaces de travail s’installent sur des plateaux libres, organisés selon une trame régulière qui permet de faire évoluer facilement les aménagements.

Un univers contemporain et chaleureux

Une attention particulière a également été porté aux ambiances des espaces. Larges ouvertures sur le paysage, terrasses et vues dégagées contribuent à créer un environnement de travail lumineux et apaisé, en dialogue avec le site naturel voisin, classé Natura 2000.

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À l’intérieur, le choix des matériaux participe à cette atmosphère : bois, pierre et verre composent un univers à la fois contemporain et chaleureux. Mobilier, éclairage, températures de couleur ou encore qualité de l’air ont également fait l’objet d’une attention particulière.

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Un projet engagé jusqu’au chantier

Le nouveau siège se veut enfin le reflet des engagements environnementaux d’Endress+Hauser France. La démarche commence avant même la construction, avec une phase de déconstruction ayant permis de réemployer ou de recycler 96 % des déchets issus de la démolition.

La sobriété se poursuit dans la conception du bâtiment : emprise au sol limitée, matériaux biosourcés, recours à des filières locales, toiture végétalisée et photovoltaïque, gestion des apports solaires ou encore chauffage et rafraîchissement par géothermie sur nappe. Conçu selon les exigences de la RE2020, Nexus affiche une consommation énergétique annoncée comme inférieure de 70 % à celle de l’ancien siège.

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Même logique côté chantier, où 95 % des entreprises mobilisées étaient locales. Les arbres existants ont par ailleurs été replantés, tandis que le projet entretient une relation étroite avec le paysage environnant.