Guillaume Amar, directeur général France d’Atalian, s’apprête à quitter ses fonctions au sein du spécialiste de la propreté et des multiservices. Arrivé en octobre 2024, il avait été nommé par l’actionnaire pour piloter le plan de transformation de l’entreprise. Cette restructuration visait à recentrer le groupe sur ses fondamentaux, en particulier la relation client et ses activités de propreté, locomotive historique de son développement. Elle devait aussi permettre de restaurer la confiance des prêteurs, alors que sa dette obligataire s’élève à 836 millions d’euros, avec une échéance en juin 2028. En janvier, un nouvel accord-cadre signé avec les créanciers a permis de réinjecter 50 millions d’euros afin de financer le plan stratégique.
À l’issue de cette renégociation, Guillaume Amar a donc fait part de son souhait de quitter ses fonctions. Dans une communication adressée aux salariés, Quentin Vercauteren, président exécutif d’Atalian, a salué son engagement ainsi que le travail accompli au cours de ses dix-huit mois à la tête des activités françaises.
Ce départ pourrait toutefois raviver les interrogations autour d’une possible évolution de l’actionnariat, les obligataires disposant d’une influence déterminante sur l’avenir d’Atalian.