Swile a interrogé 1 000 salariés français afin d’imaginer à quoi pourrait ressembler leur quotidien professionnel en 2050. Cette enquête esquisse les grandes tendances qui, progressivement, redessinent notre manière de travailler, de collaborer et de vivre l’entreprise à l’ère des technologies avancées.




L’intelligence artificielle occupe une place centrale dans ces projections. Près d’un salarié sur deux (49 %) estime que l’IA permettra de travailler moins, tandis que 48 % anticipent qu’elle accomplira une grande partie des tâches à notre place. Plus frappant encore, 41 % jugent plausible qu’en 2050, les IA prennent les décisions majeures aujourd’hui dévolues aux humains.
Pour autant, cette perspective suscite une forte réticence : 77 % des répondants déclarent ne pas se sentir rassurés à l’idée qu’une intelligence artificielle puisse siéger à la direction de leur entreprise.
Selon Swile, cette méfiance ne traduit pas un rejet de l’IA, mais plutôt une exigence claire quant à son rôle. Les salariés considèrent l’intelligence artificielle comme « légitime » à condition qu’elle reste au service du collectif : utile, encadrée et responsable, et non perçue comme un outil de contrôle ou de remplacement. Ainsi, 53 % des personnes interrogées valident par exemple l’idée d’une IA garante des valeurs de l’entreprise.
De manière plus générale, 53 % des sondés anticipent également une activité professionnelle en ligne de n’importe où grâce aux technologies et 70 % se projettent dans des villes connectées optimisant les mobilités, l’énergie et le bien-être collectif.


L’IA au chevet de la santé ?


Enfin, concernant l’usage de la technologie pour soutenir le bien-être au travail, la méfiance semble étonnamment moins forte. « Cela éveille une curiosité, prudente, mais bien réelle », souligne l’étude. Ainsi, 45 % des salariés souhaitent que les technologies contribuent à soutenir leur santé physique et émotionnelle. Dans ce cadre, 44 % accepteraient qu’une IA analyse leurs habitudes afin d’améliorer leur santé et leur bien-être. 39 % se disent prêts à porter un objet connecté capable d’enregistrer leurs émotions pour améliorer l’ambiance et la collaboration au travail, et 35 % envisageraient de dialoguer avec un assistant psychologue virtuel.
Ces résultats dessinent un rapport ambivalent à l’IA : à la fois outil de progrès potentiel et source de vigilance, dont l’acceptabilité repose avant tout sur la confiance, l’éthique et l’utilité collective.