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Sujet brûlant au sein des directions RSE depuis plusieurs années, la transition écologique des entreprises concerne aujourd’hui l’ensemble des salariés révèle une étude menée fin 2023 par l’Obsoco. La grande majorité d’entre eux s’accorde à dire qu’il est urgent d’agir mais semble confiante quant à la pérennité de l’entreprise dans un contexte de transition écologique. Un sentiment plus largement partagé par les managers.

Les salariés sont-ils écolos ? Ils seraient en tout cas 75 % à estimer que la situation écologique est préoccupante voire alarmante, et qu’il serait donc urgent d’agir selon une étude publiée par l’Obsoco fin 2023. Parmi les priorités des 513 salariés interrogés, tous issus d’entreprises de plus de 50 salariés, l’adaptation de l’activité de l’entreprise à la transition écologique (27 %) et le développement de la politique RSE (22 %) arrivent en deuxième et troisième positions après l’accroissement de la productivité et de l’efficacité de l’entreprise. Si pour 70 % d’entre eux l’État reste le principal responsable des actions à mettre en place, 53 % des salariés attendent également des mesures de la part des grandes entreprises. Ces dernières ne semblent cependant pas au rendez-vous puisque 60 % des sondés ressentent un décalage entre leurs convictions écologiques et les actions menées par les entreprises. Ils ne sont que 17 % à estimer que ces dernières ont intégré les enjeux écologiques dans leur activité du quotidien. Une proportion qui passe à 40 % quand il s’agit de leur propre entreprise. Un tiers estime également qu’elle agit au moins autant qu’elle communique. Seulement 20 % d’entre eux semblent plus sévères en dénonçant une absence d’action et de communication sur ces sujets.

Des motivations controversées

Quand les entreprises décident d’agir, leur honnêteté et leur sincérité sont remises en cause, 40 % des salariés estimant qu’elles sont motivées par la crainte d’abîmer leur réputation et leur image et un tiers d’entre eux qu’elles le font pour des raisons réglementaires. Seul un quart des salariés interrogés considère que les entreprises sont motivées par les attentes des collaborateurs et 14 % qu’elles souhaitent réellement s’adapter aux contraintes liées au changement climatique. Une adaptation qui passe notamment par la qualification des équipes. Là encore, les entreprises sont considérées comme trop peu réactives, 40 % des sondés jugeant que leur entreprise n’a pas adapté son offre de formation pour y intégrer les compétences associées à la transition écologique de son activité.

Des managers plus enthousiastes

Malgré cette relative inaction, les sondés semblent peu inquiets de l’impact du réchauffement climatique, moins d’un quart d’entre eux juge qu’il représente une menace quand 35 % à 41 % considèrent que la transition écologique est même une opportunité pour l’activité de l’entreprise. Un sentiment plus largement partagé par les managers, ils sont près de la moitié à se sentir rassurés quant à l’intégration des enjeux écologiques dans la feuille de route de leur entreprise, contre seulement 37 % des non-managers. Ils sont également plus nombreux à percevoir la transition écologique comme une opportunité pour l’entreprise. Près des deux tiers de l’ensemble des salariés s’accorde cependant à dire que la transition écologique de l’activité de l’entreprise sera difficile voire très difficile.

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