
Aménagement d'espaces en mobiliers réemployés ou reconditionnés.
En 2012, Valdelia posait les premiers jalons de son modèle agréé : collecter le mobilier professionnel pour lui offrir une seconde vie. Treize ans plus tard, l’écoorganisme ne se contente plus de recycler : il réinvente la filière via le réemploi et l’upcycling, en collaboration avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS). Pour cette structure toujours en mouvement, le mieux n’est pas l’ennemi du bien : il est un tremplin vers toujours plus d’engagement envers ses 1300 adhérents. « Notre métier, c’est de proposer aux metteurs en marché et aux détenteurs de mobilier les solutions qui vont encourager l’économie circulaire », explique Arnaud Humbert-Droz, président de Valdelia. Porté par des vents favorables et l’adhésion croissante aux produits de réemploi, l’éco-organisme ajoute aujourd’hui une nouvelle corde à son arc : le reconditionnement de mobilier professionnel.
Les fruits de la collecte

Notre entrepôt de stockage et atelier de reconditionnement en Île-de France.
Trop vieux, obsolètes ou simplement démodés : quel avenir pour les équipements de bureau devenus indésirables ? Réponse avec ce nouveau service, qui dessine un véritable circuit industriel du mobilier circulaire. Le principe : collecter, trier, diagnostiquer et reconditionner sièges, armoires, caissons, tables…, grâce à des partenaires spécialisés et aux acteurs de l’ESS. Les produits éligibles sont sélectionnés, réparés, nettoyés et soumis à un contrôle qualité rigoureux avant d’être remis à disposition des adhérents. Ces derniers peuvent ainsi réintégrer leurs propres gammes de mobilier reconditionné dans leur offre, sans gérer la logistique, financée par les éco-contributions. Ce service répond ainsi à une double attente : celle du marché, de plus en plus demandeur de solutions circulaires ; celle de la réglementation, notamment via l’article 58 de la loi AGEC, qui impose que 20 % des achats publics soient issus du réemploi, un taux qui passera prochainement à 30 %. « L’article 58 nous permet d’accélérer la maturité et l’acceptabilité du réemploi, souligne Arnaud Humbert- Droz, pour qui cette pratique ne se décrète pas. Pour créer un modèle vertueux, il faut du volume et de la régularité. » En Île-de-France, territoire d’expérimentation, le service est désormais opérationnel. Un second site est prévu en région PACA, avant une extension progressive vers Toulouse, fief de Valdelia, et d’autres régions. « La principale source de l’impact carbone n’étant plus la matière, mais la logistique, l’ouverture de sites de proximité est essentielle. »

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L’ESS en première ligne

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Pour les fabricants et distributeurs adhérents, le bénéfice est multiple : accès simplifié à des gisements, image responsable, fidélisation des clients finaux, conformité réglementaire… et le tout, sans surcoût. « Nos adhérents ne sont pas contraints par leur adhésion car nous les considérons comme des clients, à qui nous devons offrir le maximum de services et de solutions concrètes. » Le contrat social est maintenu : le dispositif soutient l’économie sociale et solidaire en confiant le reconditionnement à des personnes en insertion ou en situation de handicap. Un modèle que Valdelia entend bien défendre, à contrepieds de certaines logiques marchandes. « Notre philosophie, c’est éviter que l’économie circulaire devienne un sujet mercantile, dépouillé par les “ Vinted” du mobilier, milite Arnaud Humbert- Droz. Valdelia fait du Valdelia, et cette démarche doit rester dans cette vision-là. »

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Boucler la boucle de la filière
Valdelia entend ainsi renforcer son offre globale : du tri à la remise en marché, chaque étape vise à allonger la durée de vie des produits, réduire les déchets et soutenir les acteurs locaux. Et comme le résume son président : « Valdelia ne cherche pas à devenir le plus gros éco-organisme du monde, mais celui qui crée réellement un impact et qui fait les choses. » Fidèle à son ADN, Valdelia prépare déjà la suite : le développement de l’économie de la fonctionnalité, pour accompagner les entreprises vers des modèles fondés sur l’usage plutôt que la possession. Un sujet qui promet là-encore de renforcer la pratique circulaire et doper le réemploi, tant du côté des fabricants que des consommateurs.

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Nemo-Pro, interface pilote du mobilier circulaire
Plateforme numérique dédiée à nos adhérents, Nemo-Pro, a été spécialement conçue pour faciliter la gestion des gisements de mobiliers professionnels : chaque lot entrant est automatiquement attribué au fabricant concerné, qui peut accepter, refuser ou rediriger les produits vers des distributeurs ou des structures solidaires. L’ensemble du processus (devis, bons de commande, livraisons) est tracé et dématérialisé.
Qui sommes-nous ?
Depuis plus de dix ans, Valdelia propose une solution complète pour la collecte, le réemploi et le recyclage des déchets issus des produits mis sur le marché par ses adhérents (éléments d’ameublement, produits et matériaux de construction du secteur du bâtiment), auprès de tous les professionnels de tous les secteurs d’activités. L’éco-organisme à but non lucratif regroupe aujourd’hui plus de 1 300 adhérents, fabricants et distributeurs, qui lui confient la gestion de la fin de vie de leurs produits. Aujourd’hui, Valdelia représente environ 90 % du marché des fabricants de mobilier professionnel.