Certaines tentent alors de resserrer la vis. Stellantis, Société Générale, Leboncoin ... Les annonces de retour au bureau se sont récemment multipliées dans la presse. Mais la méthode interroge. Imposer la présence sans lui donner de sens, c'est prendre le risque de générer de la frustration sans recréer de cohésion. Et ignorer ce que les salariés demandent avant tout: de la flexibilité. Sauf que cette flexibilité tant désirée, laissée à la seule discrétion de chacun, produit un effet pervers : chacun optimise son agenda et plus personne ne se retrouve au même endroit, au même moment.
Alors que faire ? Comment recréer du collectif sans renoncer à l'autonomie ? Selon nos experts interrogés (voir page 26), la réponse tient en un mot : intentionnalité. Il ne s'agit plus de faire revenir pour faire revenir, mais de redonner au présentiel une utilité claire. Organiser la flexibilité, structurer un socle de moments collectifs, définir ce qui nécessite d'être ensemble ... Un changement de posture qui exige de prendre - enfin - le temps d'un dialogue plus fin au sein des équipes, non sur les préférences de chacun, mais sur ce que le travail demande collectivement.