
45 %
Des salariés sont en situation de détresse psychologique
Christophe N’guyen : « Ce chiffre est en progression de trois points par rapport à nos précédents chiffres de 2024. Pour sept personnes sur dix ce sentiment est lié au travail. Cet état médicalement avéré peut être un facteur de risque pour la santé : son intensité et surtout sa chronicité accentuent ce facteur. Il chevauche à la fois des symptômes d’épuisement et de dépression. Même s’il faut vraiment les distinguer du risque de burnout, qui concerne tout de même 31 % des salariés, ces chiffres sont alarmants. »
1/3
Des personnes estiment que l’arrivée de Trump au pouvoir favorise l’expression d’une intolérance grandissante (propos racistes, sexistes, etc.)
Christophe N’guyen : « Dans les lignes d’écoute mise en place chez nos clients, nous avons eu une augmentation du nombre d’appels concernant les propos d’intolérance. Il nous est apparu important de comprendre et montrer que l’actualité internationale pouvait avoir des conséquences sur le quotidien. Cette remontée de terrain s’observe davantage dans les grandes entreprises, peut-être aussi parce qu’elles disposent davantage de politiques EDI (équité, diversité et inclusion) que les plus petites structures. À noter que ce sondage a été réalisé avant l’envoi de lettres de Trump aux entreprises françaises ».
54 %
Plus d’un actif sur deux âgé de 30 à 39 ans risque la situation de détresse psychologique.
Christophe N’guyen : « Pour ces jeunes actifs, le risque a explosé de 24 points ! Cela s’explique en partie par un système de vases communicants avec les moins de 29 ans qui perdent 13 points. Ces 30 - 39 ans représentent la génération qui a vécu la période de crise sanitaire et le travail en distanciel. Du côté des managers et des télétravailleurs en revanche, on observe qu’ils souffrent beaucoup moins qu’avant cette hybridation du travail. »
6 sur 10
Constatent une montée de l’individualisme, ce qui constitue un facteur de risque potentiel pour la santé mentale.
Christophe N’guyen : « Souvent pointé du doigt comme une des sources d’individualisme en raison du travail isolé, le télétravail - avec la distance physique - ne semble pas être à l’origine de ce sentiment. Les situations de travail concurrentielles et le fait de privilégier les objectifs individuels au détriment de la coopération expliquent davantage cette montée de l’individualisme. Ce qui multiplie par 1,6 le risque pour la santé mentale. »
60 %
Des managers vivent comme des injonctions paradoxales le fait de devoir à la fois atteindre les objectifs fixés et la prévention du stress au travail.
Christophe N’guyen : « En quelques années, la dimension du manager de proximité a beaucoup changé, son écoute et son lien se sont resserrés avec les équipes surtout depuis la crise sanitaire. Sa responsabilité exacerbée vis-à-vis du bien-être mental de ses collaborateurs augmente aussi de facto le risque de burnout. Les RH, en chefs d’orchestre de la prévention, sont également touchés par ce problème avec en plus la gestion des situations personnelles. Cela génère un sentiment d’impuissance qui participe de la détresse psychologique. En France, nous avons toujours eu tendance à cloisonner la vie professionnelle et la vie personnelle, mais il faut aujourd’hui s’attendre à accompagner l’individu dans cet aspect personnel ».