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Demain, mercredi 9 juin, signe le jour du retour au bureau pour bon nombre de salariés. Le ministère du Travail a publié un nouveau protocole sanitaire pour accompagner la reprise d’activité sur les lieux de travail. On fait le point.

La nouvelle version du protocole national en entreprise en vigueur à partir du mercredi 9 juin prévoit que « les employeurs fixent, dans le cadre du dialogue social de proximité, un nombre minimal de jours de télétravail par semaine, pour les activités qui le permettent ». Un allègement du télétravail donc synonyme de retour au bureau pour de nombreux salariés.

Rappelons que depuis fin octobre, le protocole prévoyait que « le temps de travail effectué en télétravail (soit) porté à 100 % » pour les salariés qui peuvent effectuer l’ensemble de leurs tâches à distance.

Bien qu’allégé, le télétravail reste toutefois recommandé. « Un employeur qui demanderait à tous ses salariés de revenir à 100 % à compter du 9 juin n’appliquerait pas le protocole », insiste le ministère du Travail qui rappelle que le retour « doit se faire de manière progressive ».

 

2 jours de présence sur site pour commencer

Par équipe, sur la base du volontariat ou avec un nombre minimum de jours obligatoires sur site, chaque entreprise établit actuellement sa propre stratégie de retour au bureau. Du côté d’Orange par exemple, les salariés vont pouvoir revenir à partir de demain 2 jours par semaine sur site, sur la base du volontariat. Puis à partir de juillet, les deux jours de présence sur site deviendront obligatoires pour, enfin, revenir à un rythme « plus normal » en septembre.

Chez Malakoff-Humanis, la reprise s’effectue de manière progressive également avec un retour dans un premier temps des managers cette semaine afin de préparer l’accueil des salariés qui reviendront quant à eux la semaine prochaine, à raison de deux jours obligatoires sur site, avec un roulement des équipes.

La ministre du Travail Elisabeth Borne recommande pour sa part deux jours de présentiel et trois de télétravail à partir de la deuxième étape du déconfinement. « À titre de repère, dans la fonction publique, on va passer à trois jours de télétravail à partir du 9 juin. Puis ensuite, on fera évoluer les règles », a-t-elle ajouté.

 

La distanciation physique toujours à l’ordre du jour

Pour aménager les espaces de travail et respecter la distanciation physique, le protocole reprécise que l’employeur ou l’exploitant responsable peut définir une « jauge » précisant le nombre de personnes pouvant être présentes simultanément dans un même espace clos (salariés, clients, prestataires, fournisseurs…) dans le respect des règles de distanciation physique et de port du masque, en fonction de l’architecture et des dimensions des locaux. Cette « jauge » fait l’objet d’affichage par l’employeur ou l’exploitant à l’entrée de l’espace considéré (ex. salles de réunion). « Il peut être retenu, à titre indicatif, un paramétrage de la jauge à 4 m² par personne afin de garantir une distance d’au moins un mètre autour de chaque personne dans toutes les directions. », peut-on ainsi lire dans le document.

Des dispositifs de séparation entre salariés ou entre salariés et autres personnes présentes sur le lieu de travail (clients, prestataires) de type écrans transparents peuvent par ailleurs être mis en place par l’employeur pour certains postes de travail (ex. accueil, open-space).

 

Six à table

Dans le même temps, les règles pour les repas dans les restaurants d’entreprise seront elles aussi assouplies. Le nouveau document autorise ainsi à nouveau les salariés à déjeuner avec leurs collègues dans leur restaurant d’entreprise. Ils pourront prendre leurs repas "en groupe de maximum six personnes".

Une distance minimale de deux mètres entre chaque table occupée devra toutefois être respectée, "sauf si une paroi fixe ou amovible assure une séparation physique". Quant à la jauge maximale d'accueil des lieux de restauration collective, elle est fixée par ce nouveau document à 50 % de la capacité de l'établissement.

Enfin, les « moments de convivialité » réunissant notamment les salariés en présentiel dans le cadre professionnel, suspendus depuis le deuxième confinement d’octobre 2020, pourront quant à eux être organisés « dans le strict respect des gestes barrières, notamment le port du masque, les mesures d’aération/ventilation et les règles de distanciation ». Le ministère du travail recommande toutefois de les organiser dans la mesure du possible dans des espaces extérieurs, et dans la limite de 25 personnes présentes.