Pour l’Association Française pour les pompes à chaleur (Afpac) cet abaissement du coefficient de conversion finale-primaire de l’énergie électrique bénéficierait aux équipements thermodynamiques.

« La révision à la baisse du coefficient de conversion finale-primaire facilitera le recours aux PAC, réduisant ainsi les émissions de CO2 et les factures des occupants », explique l’Association Française pour les pompes à chaleur (Afpac) dans un communiqué. « Elles permettent par ailleurs de contribuer à la flexibilité de la demande énergétique grâce à leur capacité de stockage de la chaleur et/ou d’effacement du réseau électrique par leur possible hybridation ».Retour en force du radiateur électrique ?Mais certains, comme l’association Négawatt, redoute que cet abaissement du coefficient de conversion de 2,58 à 2,1 signe avant tout le retour en force du radiateur électrique. Pour Thierry Rieser, gérant du BE Enertech et membre de l'association Négawatt, si ce coefficient était retenu la face des logements RE2020 serait totalement modifiée. « Avec un 2,1, c’est le retour en force des grilles pains. Or nos dizaines de millions de radiateurs électriques font qu’en hiver, à chaque degré de moins, il faut l’équivalent de deux à trois tranches de centrales nucléaires supplémentaires. Nous sommes les premiers à dire que l’électricité est une énergie noble. Mais elle ne doit pas être mise au service de l’effet Joule, qui est un système à très mauvais rendement (30% de rendement de l'entrée de la centrale au logement) et qui reste cher à l'usage pour les occupants, mais au service des systèmes comme la PAC (air/eau ou encore mieux géothermique) qui est un équipement très satisfaisant d’un point de vue technico-économique ».

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